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ÉPISODE 1: QU’EST-CE QU’UN MOUVEMENT?

You know that watches tell time. But there is so much more to them. IWC's Mechanical Watches are works of art, they are style statements, and they are technical marvels.

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Pour démarrer, un mouvement de montre mécanique a besoin d'une source d'énergie. Cette source d'énergie est le ressort-moteur. Si certains passionnés de montres aiment être en contact avec la machine et remonter amoureusement le mouvement à la main, d'autres préfèrent les mécanismes automatiques qui font tourner la montre à l'infini uniquement grâce aux mouvements de leur poignet.

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«17 septembre 1835. Pendant ma promenade je rencontrai deux immenses tortues, chacune d’elles devait peser au moins deux cents livres; l’une mangeait un morceau de cactus; quand je m’approchai d’elle, elle me regarda avec attention, puis s’éloigna lentement; l’autre poussa un coup de sifflet formidable et retira sa tête sous sa carapace.»

Expériences

Les meilleurs casques pour les meilleurs pilotes

Casques Schuberth

Texte — Medard Meier Photos — Hiepler, Brunier Date — 1 juillet 2013

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—Malgré la grande place prise par les logos des divers sponsors, les casques Schuberth laissent un peu d’espace aux pilotes pour y apposer les embellissements de leur choix : Jens Munser, concepteur de casques et artistes au pistolet à peinture, prend un grand plaisir à donner vie aux idées de design de chacun d’entre eux.

Le test grandeur nature est arrivé sans prévenir. Au cours des essais libres du Grand Prix de Hongrie 2009, un ressort en acier est venu s'écraser comme une balle de revolver contre la visière et la coque du casque de Felipe Massa, alors qu’il évoluait dans une courbe à environ 270 km/h. Le pilote brésilien a été assommé sur le coup et la voiture a fini sa course dans une pile des pneus. Mais le Brésilien a survécu à l’accident.

Après avoir très bien résisté à l’impact, son casque a absorbé la majeure partie de l'énorme quantité d'énergie produite. Il a fait son office. Après la stupeur et l’effroi des premiers instants, les techniciens Schuberth qui fournissent les casques ont ressenti un intense soulagement. Ils sont en effet aux premières loges : à chaque course, ils accompagnent leurs pilotes et mettent à disposition de chacun d’entre eux trois casques prêts à l’usage. Chaque casque est unique, profilé à la perfection grâce aux tests de soufflerie menés dans les locaux de la société et modelé de façon à s’ajuster exactement à la taille et aux besoins des différents pilotes.

Fabriqués à Magdebourg, les casques Schuberth sont les héritiers d’une longue tradition au titre de laquelle ils font partie depuis 2000 des fournisseurs officiels de la FORMULE 1. La société a pour devise : « Les meilleurs casques pour les meilleurs pilotes ». Le premier d’entre eux a été Nick Heidfeld, suivi par Michael Schumacher. Aujourd’hui, Schuberth est partenaire officiel de la Scuderia Ferrari auprès de Fernando Alonso et Felipe Massa, mais il équipe également le pilote Nico Rosberg de chez Mercedes et le nouvel homme fort de Sauber, Nico Hülkenberg. « Il ne s’agit pas d’une relation pécuniaire avec les pilotes », selon le président Marcel Lejeune. C’est une situation gagnant-gagnant : de la publicité pour Schuberth, et de leur côté, les pilotes sont rassurés de savoir que leurs casques offrent à la partie la plus vulnérable de leur corps le niveau de protection le plus élevé qui soit.

« Pour les pilotes, c’est une question de confiance. Et de notre côté, ça nous pousse à imaginer tout ce qui est susceptible de compromettre leur sécurité », explique Sven Krieter, technicien casque, présent à chaque week-end de course sur le circuit. En général, il reste discrètement à l’arrière-plan, mais à chaque fois qu’on lui fait signe, il entre immédiatement en action pour apporter son aide. Les pilotes de FORMULE 1 ont tous leur casque préféré. Nico Rosberg, par exemple, est particulièrement attaché au casque qu’il portait en 2012 lors de sa première victoire en Chine. C’est devenu un rituel : au moment de choisir son équipement, il lance habituellement sur le ton de la plaisanterie quelque chose comme « On va mettre le casque qui va vite ». Il faut dire qu’en matière de victoires, les casques Schuberth eux-mêmes bénéficient d’un quasi-monopole. Depuis 2000, les casques de la marque sont passés en tête sous le drapeau à damier lors de plus de 80 courses et ont remporté pas moins de cinq championnats du monde avec les pilotes concernés : Michael Schumacher à quatre reprises et Kimi Räikkönen une fois.

LA FORMULE 1 EST L’ABOUTISSEMENT ULTIME DE TOUT CE QUE NOUS FAISONS

—Marcel Lejeune, Président de Schuberth GmbH

Avec leur poids inférieur à 1,8 kg, ces casques sont de véritables miracles d’ingénierie. Ils sont composés de 56 pièces. La coque elle-même est constituée de 19 couches de fibre de carbone et de fibre hybride de carbone et d’aramide, comprimées et durcies sous une pression et une chaleur énormes dans un autoclave. Ces matériaux et cette technologie sont utilisés habituellement pour la construction des fusées et des avions. La visière, le point le plus vulnérable du casque, est fabriquée en polycarbonate d’environ 3 mm d’épaisseur et réputée à l’épreuve des balles.

Le système HANS (support de la tête et du cou) prévoit que les deux points d’attache sur le casque résistent à une traction de 1,4 t lors des tests en laboratoire. C’est un peu comme si on accrochait de chaque côté du casque une petite voiture de ville. Le système HANS garantit que la tête du pilote soit fermement maintenue même sous la force centrifuge incroyablement élevée produite par une collision frontale. Le système est conçu pour apporter à la tête et le cou un soulagement des efforts allant jusqu’à 20 %.

Indépendamment de la nécessité de répondre aux normes de résistance à la traction, les casques doivent également passer un test de collision. Ils sont posés à cet effet sur la tête métallique d’un mannequin de crash test et lâchés d’une hauteur de 4,8 mètres sur une tige d’acier effilée, à une vitesse pouvant aller jusqu'à 9,5 m/s. À l’impact, la surface externe doit rester pratiquement intacte et, à l’intérieur du casque, l’accélération due à l’impact ne doit pas excéder les 300 G, soit 300 fois la force de la gravité. En cas d’accident, le casque est censé prévenir une lésion cérébrale traumatique. Ces paramètres peuvent sembler extrêmes mais en conditions réelles, ils sont susceptibles de se manifester en cas de collision, ne serait-ce que l’espace d’une fraction d’une seconde. Bien entendu, tous les matériaux sont ignifuges et résistants à la chaleur, ce qui doit permettre aux casques de résister à des températures pouvant aller jusqu’à 740 °C.

Schuberth Helmets
—Avec leur poids inférieur à 1,8 kg, ces casques sont de véritables miracles d'ingénierie. Ils sont composés de 56 pièces. La coque elle-même est constituée de 19 couches de fibre de carbone et de fibre hybride de carbone et d’aramide.
—Le système HANS (support de la tête et du cou) prévoit que les deux points d'attache sur le casque résistent à une traction de 1,4 t lors des tests en laboratoire. C'est un peu comme si on accrochait de chaque côté du casque une petite voiture de ville.
Schuberth Helmets
—Les casques doivent également passer un test de collision. Ils sont posés à cet effet sur la tête métallique d’un mannequin de crash test et lâchés d'une hauteur de 4,8 mètres sur une tige d’acier effilée, à une vitesse pouvant aller jusqu'à 9,5 m/s.

Mais les niveaux de sécurité les plus élevés ne sont que d’une utilité toute relative si les casques ne peuvent pas être portés confortablement plusieurs heures d’affilée. Le premier problème à régler est celui de la ventilation. Les pilotes sont parfois confrontés à des températures extrêmes pouvant aller jusqu'à 40 °C et à un taux d’humidité ambiant de 80 %, comme en Malaisie. Dix litres d’air frais par seconde (à 100 km/h) doivent circuler à l’intérieur du casque, qui dispose de conduits de ventilation afin d’assurer une distribution optimale de l’air. Il y a dix entrées d’air en tout, dont deux sur la mentonnière et deux sur la visière, et six sorties. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la conception de la doublure rembourrée à l’intérieur du casque fait appel elle aussi à des techniques complexes. Son positionnement et sa taille, déterminés sur mesure avec une grande exactitude, permettent de garantir que la tête du pilote soit à l’aise à l’intérieur du casque – un peu comme les pieds dans une confortable paire de charentaises. En même temps, les renforts capitonnés doivent être capables de neutraliser n’importe quel impact. Autre défi : garantir au pilote une vision dégagée à tout moment. La visière est équipée dans ce but de films plastiques qui sont collés à sa surface. Lorsque sa visibilité est entamée par la pluie ou bien par des éclats de boue ou d’huile, le pilote peut instantanément arracher le film maculé, même à 300 km/h.

« La FORMULE 1 est l’aboutissement ultime de tout que nous faisons », comme l’explique Marcel Lejeune. « Au cours de nombreuses années de travail dans des domaines aussi variés que l’extraction minière, la lutte contre les incendies, la police ou les forces armées, nous avons acquis au sujet des casques de protection un grand nombre de connaissances que nous injectons systématiquement dans notre activité en Formule 1. » Fondé en 1922, Schuberth était au départ la filiale d’une brasserie à Brunswick, chargée de fabriquer des caisses pour bouteilles de bière. Son domaine d’activité s’est élargi par la suite pour inclure la fabrication d’étuis d’appareils photo en cuir pour Leica et Rollei. L’expertise acquise par la société dans le travail du cuir l’a ensuite menée tout naturellement à produire des doublures pour casques.

POUR LES PILOTES, C’EST UNE QUESTION DE CONFIANCE

—Sven Krieter, Racing Helmet Technician

Aujourd’hui, Schuberth est leader du marché sur tous les principaux segments d’activité où il est nécessaire de recourir à des casques de protection. Il n’est donc guère étonnant que les pompiers suisses et les forces de police de Zurich portent des casques fabriqués à Magdebourg. L’armée suisse ne jure elle aussi que par Schuberth. Avec 370 employés et des installations de production du dernier cri, la société produit jusqu’à 2 000 casques par jour.

Mais la plus grande fierté du personnel réside dans cette trentaine de casques produits pour la FORMULE 1, tous différents les uns des autres. Ces objets de haute technologie font d’ailleurs tout autant la fierté des pilotes eux-mêmes, puisqu’ils constituent leur pièce d’équipement la plus personnelle, faisant quasiment office de carte de visite. Malgré la grande place prise par les logos des divers sponsors, les casques Schuberth laissent un peu d’espace aux pilotes pour y apposer les embellissements de leur choix : Jens Munser, concepteur de casques et artistes au pistolet à peinture, prend un grand plaisir à donner vie à leurs envies.

En grand perfectionniste qu’il a toujours été, Michael Schumacher, obsédé par le poids embarqué, n’a été satisfait que le jour où les techniciens ont réussi à ramener le poids des couches de peinture à 34 grammes à peine. Mais c’est la FORMULE 1 telle qu’on l’aime : un sport d’extrêmes.

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«17 septembre 1835. Pendant ma promenade je rencontrai deux immenses tortues, chacune d’elles devait peser au moins deux cents livres; l’une mangeait un morceau de cactus; quand je m’approchai d’elle, elle me regarda avec attention, puis s’éloigna lentement; l’autre poussa un coup de sifflet formidable et retira sa tête sous sa carapace.»