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A chaque Grand Prix de Formule 1, l’écurie MERCEDES AMG PETRONAS doit faire voyager 60 personnes et acheminer 10 000 éléments totalisant 30 tonnes sur les cinq continents. Et pour s’assurer que tout arrive à temps, un savant mélange d’organisation et d’improvisation est indispensable.

Grande Complication Dial Explained
UN UNIVERS EN MINIATURE

Le temps fait bouger le monde. La montre IWC Portugaise Grande Complication le représente de façon subtile et magnifique en véritable moteur du changement: une machine à voyager dans le temps au cadran orné d’un globe terrestre incliné.

89800 Calibre Movement
L’ÉTERNITÉ EN CHIFFRES

Lancé en 2009, le calibre 89800 de manufacture a redéfini le concept d’affichage digital de la date. Le mécanisme à trois disques du calendrier perpétuel permet l’affichage de la date et du mois en grands chiffres assorti d’une indication plus discrète pour le cycle des années bissextiles.

Top Secret

Dans une petite ville en plein cœur de l'Angleterre, plus de 500 spécialistes développent et construisent des Silver Arrow pour l'équipe de MERCEDES AMG PETRONAS Formula One™. La quasi-intégralité des 3 200 composants sont réalisés sur mesure.

À l’épreuve du temps

Par Michael Friedberg

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Épelé au moyen de l’alphabet radio international, le mot «céramique» paraît quelque peu énigmatique.

Institute of swiss watchmaking (IOSW)

La demande croissante de montres de luxe a engendré un besoin accru d'artisans qualifiés en mesure d'en assurer l'entretien et la réparation.

Le progrès à travers l'évolution

Expériences

Ingenieur : l’histoire d’une légende

par Alexander Linz

Texte — Alexander Linz Date — 14 janvier 2013

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Avec l’avènement de l’électricité, les champs magnétiques ont bouleversé l’existence de tout un chacun. Les horlogers d’IWC ne tardèrent pas à imaginer de nouvelles techniques pour protéger les garde-temps de la marque face à ce phénomène.

En 1888, sous la houlette de Johannes Vogel Muster, IWC produit des mouvements antimagnétiques de 16 et 19 lignes pour le compte de la Non-Magnetic Watch Company. Le balancier, le spiral, la roue d’échappement et la palette de l’ancre sont composés d’un alliage de palladium, l’ancre étant fabriquée en bronze et les bras en or. La protection face aux champs magnétiques devient bientôt une priorité pour les forces armées. La modernisation constante des cockpits des avions contribue par exemple à l’augmentation effrénée des sources de champs magnétiques. Au milieu des années 1940, IWC développe ainsi une montre professionnelle pour aviateurs destinée à la Royal Air Force britannique.

Le calibre 89 avec secondes au centre, d’un diamètre de 12 lignes et demie, vient se loger entre un cadran, un cercle d’emboîtage et une contreplaque en fer doux. Dès lors, l’utilisation de composants en fer doux autour du légendaire mouvement Mark 11 devient la marque de fabrique des montres d’aviateur IWC. «Cette idée était alors totalement nouvelle», confirme David Seyffer, Directeur du Musée IWC.

La montre d’aviateur IWC fut la devancière immédiate du modèle Ingenieur, finalement lancé en 1955. Là encore, l’objectif était de protéger le mouvement des champs magnétiques. Les progrès fulgurants effectués dans les années 1950 dans des domaines aussi variés que l’électricité, la mécanique, les télécommunications et les transports avaient donné lieu à une multiplication sans précédent des sources de champs magnétiques. Le tout premier modèle Ingenieur était une montre masculine dans sa plus simple expression. IWC avait créé la gamme Ingenieur à l’attention d’une clientèle bien ciblée, composée d’ingénieurs, de techniciens, de chimistes, de pilotes et de médecins. En phase avec le statut social du public visé, le modèle Ingenieur se distinguait par une certaine élégance discrète et une remarquable sophistication technique, ce qui expliquait la taille et l’épaisseur du boîtier, inhabituellement importantes pour l’époque. Pendant plus de douze ans, le modèle Ingenieur d’origine, à peine modifié, réalisa des ventes très impressionnantes. La publicité et la politique de communication étaient entièrement adaptées aux professions ciblées et l’emploi de thématiques publicitaires en lien à ces profils contribua largement au succès de la montre. C’est également à cette époque qu’IWC imagina le logo en forme d’éclair stylisé qui serait immanquablement associé au modèle Ingenieur.

Dès lors, la montre Ingenieur d’IWC fut exclusivement équipée de mouvements automatiques entièrement développés en interne. En 1944, Albert Pellaton devient directeur technique d’IWC. Il s’emploie aussitôt à mettre au point un mouvement automatique propre à IWC et brevète en 1946 son premier calibre, dans lequel la rotation du rotor est encore partielle. Éternel insatisfait, Pellaton souhaite élaborer un rotor effectuant une révolution complète et cherche également à optimiser le système d’absorption des chocs. En 1950, le premier calibre de la série 85 avec secondes au centre voit le jour. Irréprochable techniquement, il devient rapidement l’une des stars du marché. Les différents successeurs du calibre 85 seront utilisés pour les moutures suivantes de l’Ingenieur. On pense notamment au calibre 8521, doté d’un remontage de type Pellaton, d’un spiral Breguet autocompensateur, d’un indice de réglage de précision et d’une fréquence portée à 19 800 alternances par heure. Ce mouvement sera produit jusqu’en 1958. Il faut attendre la fin des années 1970 pour voir l’apparition des premiers modèles IWC Ingenieur SL équipés de mouvements à quartz Jaeger-LeCoultre. Dans les années 1980, IWC commence à utiliser les mouvements ETA. En 2005, le calibre de manufacture IWC 80111 effectue ses débuts avec le nouveau modèle Ingenieur (référence 3227). La Grande Ingenieur (référence 5005), lancée en 2007, est animée par le calibre 5005. Avec le retour de la famille Ingenieur en 2005, la maison de Schaffhausen dévoile également ses premiers chronographes, qui abritent le calibre IWC 79350, le mouvement basique ETA/Valjoux 7750 puis le calibre IWC 89360.

Les icônes de la collection

Deux hommes furent à l’origine de la collection Ingenieur et de son nom : Ernst Grieshaber et Albert Pellaton, respectivement directeur financier et directeur technique de la maison. C’est à eux qu’IWC doit l’existence des modèles de légende que nous allons maintenant vous présenter. Commençons par examiner l’Ingenieur première génération, la référence 666. Une montre d’une qualité «diabolique», et pas uniquement à cause de son allusion au chiffre 666 traditionnellement associé au malin. Cette version originelle fut fabriquée pendant douze ans sans qu’aucune modification ou presque ne lui soit apportée. La 666 devait sa redoutable efficacité au calibre 852 déjà cité, version très améliorée du calibre automatique IWC. Selon le mouvement qui l’accompagnait, l’Ingenieur était disponible avec guichet dateur (référence 666 A, calibre 852) ou sans guichet dateur (référence 666 AD, calibre 8521). Le boîtier vissé tripartite était lui aussi d’une qualité hors du commun et se déclinait en acier inoxydable, en or 18 carats ou 14 carats avec fond en acier (référence 766). Tous les modèles, étanches à 100 mètres, étaient protégés des champs magnétiques jusqu’à 80 000 A/m par un boîtier interne en fer doux. En 1967, l’Ingenieur 666 fut remplacée par la 866, qui incarna la deuxième génération du modèle emblématique de la marque de Schaffhausen. Cette nouvelle version de l’Ingenieur resta fidèle aux principes de sa devancière, avec un boîtier arrondi étanche, très résistant et totalement antimagnétique, tout en présentant une touche plus sportive et contemporaine. Ces deux versions de l’Ingenieur disparurent du catalogue IWC à partir de 1975.

En 1976, l’Ingenieur changea radicalement d’apparence. Le designer Gérald Genta donna à la montre un nouveau visage et offrit à la grande Ingenieur SL (référence 1832) un élégant boîtier sport en acier. Ce deuxième modèle phare de la famille Ingenieur demeure à ce jour l’une des innovations les plus remarquables d’IWC. Le boîtier de 40 × 38 mm visait à la fois une clientèle d’experts dans leur domaine et un public grandissant d’amateurs d’horlogerie aussi exigeants en matière d’esthétique que de technologie. Sur le calibre de manufacture 8541 ES, par exemple, la palette de l’ancre, la roue d’échappement et le plateau d’impulsion, constitués de matériaux antimagnétiques, étaient recouverts d’un boîtier interne en fer doux minutieusement assemblé sur de minuscules coussinets en caoutchouc, assurant une protection face à des champs magnétiques allant jusqu’à 80 000 A/m et une résistance face à tout type d’impact. Malheureusement, malgré son ingéniosité et sa fidélité à l’image de la marque, l’Ingenieur SL ne reçut pas l’accueil escompté et seulement 550 exemplaires en acier furent vendus. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts et cet échec apparaît comme un épisode parmi d’autres dans la longue histoire d’IWC. Mieux, on peut dire que l’Ingenieur SL a pris sa revanche : du fait de son tirage relativement faible à l’époque, ce modèle est devenu une pièce extrêmement recherchée par les collectionneurs et tous ceux qui en possèdent une peuvent s’estimer heureux!

La version suivante de l’Ingenieur SL (référence 3505), dotée du calibre 375, fut dévoilée en 1983. Elle fut à son tour remplacée par la référence 3506 équipée du calibre 3753, produite entre 1985 et 1989. Ces nouvelles moutures, plus fines et plus élégantes, comportaient pour la première fois un cadran orné du motif «papier millimétré». Pendant ses 25 premières années d’existence, la collection Ingenieur était restée exclusivement masculine. Un changement s’amorça toutefois dans les années 1980 avec le remaniement de la ligne SL et l’apparition progressive de nombreux modèles féminins. Mais ceci ne fut qu’une parenthèse de courte durée et dès le milieu des années 1980, toutes les montres féminines disparurent de la collection. Après tout, IWC a toujours été et sera toujours une marque d’authentiques montres masculines.

Avant de conclure, il nous reste à évoquer un autre garde-temps d’exception : l’Ingenieur 500 000 A/m, modèle conçu pour résister à tous les champs magnétiques quelle que soit leur force. Au milieu des années 1980, en étroite collaboration avec le Professeur Steinemann et le Docteur Straumann du Straumann Institute, deux experts suisses en métallurgie, IWC participe à un projet ambitieux visant à mettre au point une montre-bracelet totalement antimagnétique. L’un des secrets de ce modèle réside dans son spiral réalisé avec un alliage à base de niobium et de zirconium, matériau extrêmement difficile à travailler. Le boîtier interne en fer doux utilisé jusqu’ici afin de protéger le mouvement devient tout d’un coup superflu. Ce garde-temps Ingenieur hi-tech fut testé à plusieurs reprises avec un scanner à résonance magnétique et supporta une charge incroyable de 3,7 millions d’A/m. Si l’on peut supposer que cette montre aurait probablement pu résister à une force magnétique encore plus élevée, il fut impossible de le savoir car la technologie requise n’existait pas à l’époque. Dans sa modestie coutumière, IWC décida de baptiser ce modèle d’avant-garde Ingenieur 500 000 A/m, établissant au passage un nouveau record d’antimagnétisme en horlogerie. Inutile de préciser que l’Ingenieur 500 000 représente lui aussi une pièce particulièrement recherchée des collectionneurs. Il faut savoir qu’il a été tiré à environ 2700 exemplaires. Maintenant que nous avons éveillé votre intérêt pour l’Ingenieur 500 000 A/m, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance si d’aventure vous souhaiteriez en faire l’acquisition!

À l'aise sur les circuits

En savoir plus

Le retour au premier plan de la collection Ingenieur en 2005, par l’intermédiaire de la référence 3227, a littéralement ressuscité et redynamisé la gamme. Depuis, IWC a dévoilé de nombreux modèles inédits, notamment des chronographes. En 2013, dans le cadre de cette politique ambitieuse, la famille Ingenieur sera encore davantage mise à l’honneur, ce dont se félicite Georges Kern, directeur général d’IWC Schaffhausen : «La nouvelle collection Ingenieur se distingue par trois éléments : ses mouvements IWC de qualité exceptionnelle, ses fonctions sophistiquées et ses matériaux innovants». Une ligne directrice tout à fait en phase avec l’esprit créatif auquel nous a habitués la maison horlogère de Schaffhausen.

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