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IWC SCHAFFHAUSEN REND HOMMAGE AU DERNIER VOL DE SAINT-EXUPÉRY

Il y a 70 ans, Antoine de Saint-Exupéry partait pour un vol de reconnaissance au-dessus de la France. Il n'est jamais revenu. Aujourd'hui, IWC Schaffhausen commémore le dernier vol du célèbre pilote et écrivain avec trois garde-temps exceptionnels en édition limitée. La maison renforce ainsi son partenariat historique avec les descendants de Saint-Exupéry.

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Expériences

Le sculpteur-designer

Texte — Nicholas Foulkes Photos — Berto Martinez/Unit.nl Date — 26 février 2013

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Le sculpteur-designer est un phénomène. Même ceux qui n’ont pas la moindre notion de design le connaissent au moins de réputation. Son nom est devenu synonyme de sévérité.

Son œuvre est reconnaissable au premier regard par son intransigeante angularité. Toute pièce de sa création, qu’il s’agisse d’un yacht ou d’un pot de yaourt, d’un téléphone ou d’une théière, se caractérise par une absence totale de courbes – il a créé des meubles devenus célèbres pour leur design, y-compris des chaises particulièrement inconfortables à l’usage.

Né en France dans les années 1950, il avait pour père un important critique d’art et sa mère était un auteur dramatique qui jouissait d’une certaine réputation. Son chemin porte la marque de leur influence. Ses parents étaient de très bons amis de l’artiste Bernard Buffet ; lorsque le designer-sculpteur n’avait pas encore dix ans, ils l’emmenèrent passer l’été à la propriété des Buffet en Provence. L’artiste travaillait alors sur des sculptures géantes de papillons. Il régnait dans son atelier un chaos digne d’un dépotoir qui allait laisser sur l’enfant, au même titre que l’œuvre résolument anguleuse du style Buffet, une impression indélébile pour le reste de sa vie.

Élève brillant, il fréquenta les bancs du lycée Louis-le-Grand avant d’intégrer l’École polytechnique. C’est alors qu’il surprit sa famille en devenant l’apprenti d’un soudeur et en apprenant la chaudronnerie. Il ne faut pas y voir là un acte délibéré de rébellion juvénile, bien qu’il eût alors été suffisamment âgé pour arpenter les rues de Paris durant le printemps 1968, jeter des pavés sur les policiers et s’imprégner de l’esprit révolutionnaire du temps. Il désirait tout savoir sur les métaux en vivant avec eux et en les travaillant au quotidien. Le style au fil du rasoir que l’on reconnaît désormais au premier regard imprégnait déjà ses œuvres de jeunesse, dont certaines font désormais partie des pièces les plus recherchées de tout le design contemporain.

INGENIEUR AUTOMATIQUE
—Ingenieur Automatic, Ref. IW323906

Pendant cette période de sa vie, il passa trois ans à fabriquer deux grandes tables. Il lui en coûta de nombreuses coupures et entailles de toutes sortes, mais il atteignit finalement le résultat espéré : avec leurs bords littéralement aiguisés comme des rasoirs et leurs pieds qui se rétrécissaient jusqu’à devenir des pointes de compas, ces tables ruinaient le parquet et déchiraient les vêtements de ceux qui s’y asseyaient, si bien qu’au milieu des années 1970, elles n’apparurent que comme les caprices d’un original. Aujourd’hui, l’une a intégré les collections permanentes du Musée des arts décoratifs et l’autre a trouvé preneur pour 1,7 millions de dollars lors d’une récente vente aux enchères chez Phillips – Simon de Pury s’est fait très tôt un ardent avocat de son œuvre, faisant valoir auprès des collectionneurs internationaux qu’il ne s’agissait pas de meubles au sens conventionnel du terme mais de sculptures qui ressemblaient à des meubles : une différence subtile mais importante. À peu près à la même époque, il créa une série de sculptures en utilisant des objets trouvés, principalement des boîtes de conserve soudées les unes aux autres (un commentaire ironique de l’œuvre d’Andy Warhol), dont les bords tordus et déchiquetés saillaient comme les feuilles et les aiguilles d’un cactus de métal. L’exposition était d’autant plus puissante qu’elle ne se tenait pas dans une galerie traditionnelle mais au beau milieu d’une casse automobile parisienne. Sur une des photographies de l’événement, prise à la fin de l’année 1976, on le voit s’allumer une Gitane avec un chalumeau. Avec ses cheveux coupés courts, son bleu de travail et sa cigarette qui ressemblait à une protubérance de sa lèvre inférieure, on y retrouve l’allure que le sculpteur-designer conserve aujourd’hui encore.

Le Punk de Junk

C’est à la nature provocante de son travail (et un peu aussi à l’influence de son père, qui était alors devenu un proche conseiller du nouveau ministre de la Culture Françoise Giroud) qu’il dut d’être remarqué par quelques publications d’avant-garde et surnommé le «Punk du Junk» (après tout, c’était à l’automne 1976). C’est d’ailleurs sur la suggestion du ministre français de la Culture qu’il soumit un projet de design pour les couverts utilisés à bord du Concorde. Bien que sa proposition n’ait pas été retenue (le fait que les manches de couteaux aient été aussi aiguisés que les lames n’y était sans doute pas pour rien), il acquit une réputation internationale et commença à travailler avec des architectes et ingénieurs de renom comme Paul Andreu, Richard Rogers, Norman Foster et Jean Nouvel. Les pavillons qu’il conçoit aujourd’hui pour les plus grandes foires et biennales d’art contemporain du monde font partie du paysage familier de la scène artistique internationale.

Comme Buffet, il est resté fidèle à son style anguleux et s’est emparé dès leur apparition de matières telles que la fibre de carbone, parce qu’elles lui permettaient, en travaillant sur de plus grandes tolérances, de créer des meubles fins comme du papier avec des bords aiguisés comme une guillotine : ne vous avisez pas de plier sa chaise longue de la mauvaise façon, vous risqueriez d’y laisser un doigt ou deux.

Le succès ne l’a pas vraiment changé, sauf à considérer comme autant de signes de changement le manoir provençal dont il est devenu propriétaire, sa collection d’envergure internationale de photographies de Bernard Buffet et la toute nouvelle montre Ingenieur qui brille à son poignet. Les index en or lui confèrent une touche flamboyante qu’il apprécie en secret, de même que la solidité et l’angularité du bracelet. Une seule chose l’ennuie : la lunette est un peu trop… circulaire à son goût.

Ingenieur Automatic
Ingenieur Automatic

—Référence 3239

DÉTAILS

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