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Expériences

LA NOUVELLE GÉNÉRATION D’INGÉNIEURS IWC

Texte — Boris Schneider Photos — David Willen Date — 29 août 2013

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—Comme Markus Bühler, Mario Dunst, David Moragon et Raphael Frauenfelder (de gauche à droite), les apprentis ne deviennent des spécialistes qu’après des années d’études approfondies et de formation.

Depuis plus de 60 ans, IWC forme des générations d’horlogers dans ses ateliers. Les candidats doivent être habiles de leurs mains et posséder un goût pour la technologie. Après leur formation, la plupart d’entre eux reste fidèle à l’entreprise du nord-est de la Suisse pendant plusieurs années.

Le travail de Mario Dunst exige d’excellentes facultés motrices, une bonne vue, une capacité développée à savoir penser en trois dimensions et une patience infinie. Il prend d’innombrables composants de taille minuscule et les assemble pour créer un mouvement mécanique. Il le règle, y ajoute un cadran et des aiguilles, puis enferme l’ensemble fini dans un boîtier. Mario est en quatrième année d’apprentissage en horlogerie et l’un des vingt élèves acceptés chez IWC Schaffhausen pour découvrir toutes les ficelles de cet art minutieux.

« Ce n’est vraiment pas un travail pour les hyperactifs, » plaisante Raphael Frauenfelder, étudiant chez Schaffhausen de 2001 à 2005. Il explique qu’il est indispensable pour les candidats de savoir rester assis et concentrés sur un petit détail pendant toute une journée. Comme la plupart des apprentis, Frauenfelder s’est lancé dans un projet de fin d’études pour terminer sa formation. Il a passé des heures à peaufiner une montre « squelettée ». « Squeletter une montre, c’est enlever au mouvement tout ce qui n’est pas nécessaire à son fonctionnement, » résume-t-il. C’est un défi très difficile à relever mais le résultat constitue littéralement une révélation. On n’a pas souvent la chance de pouvoir admirer le fonctionnement complexe de l’échappement et du balancier, ou la façon dont les composants d’un mouvement mécanique interagissent. « Squeletter une montre ne requiert pas d’équipement particulier. Il suffit de réunir tous les composants, comme les platines et les ponts, un étau, une scie, des limes, une loupe, sans oublier beaucoup de lumière. Tout se fait à la main, » explique Frauenfelder. Parce qu’il voulait porter sa montre squelettée au poignet et non la laisser dans sa poche, il a dû créer son propre boîtier. Le fait que le résultat final soit très proche de la collection Portugaise s’explique par son amour pour cette ligne emblématique.

« CE N’EST VRAIMENT PAS UN TRAVAIL POUR LES HYPERACTIFS. »

—Raphael Frauenfelder

—Le fait que le résultat final soit très proche de la collection Portugaise s’explique par son [Raphael Frauenfelder] amour pour cette ligne emblématique.

Après son apprentissage, Frauenfelder s’est rendu à Granges pour compléter sa formation de technicien horloger. Aujourd’hui, en tant que chef de projet spécialisé dans l’industrialisation, son principal objectif est d’améliorer les processus de fabrication chez IWC et d’optimiser l’assemblage des nouveaux produits. « C’est un travail fascinant mais je dois dire que, parfois, la mécanique me manque, » avoue celui qui reste avant tout un ingénieur horloger.

Pour David Moragon également, dès le plus jeune âge, il était évident qu’il s’engagerait dans un métier technique. « Au final, je suis resté dans l’horlogerie sans trop savoir comment, » avoue-t-il. Comme ses camarades, il a tout appris sur les caractéristiques des mouvements mécaniques. Il est fasciné par l’autonomie des montres mécaniques. « Même aujourd’hui, je trouve toujours incroyable qu’il suffisse de remonter un mouvement pour que tout se mette à fonctionner, » s’enthousiasme-t-il. Comme Raphael Frauenfelder, David Moragon a décidé de squeletter un mouvement à la fin de sa formation avec IWC. « Le plus difficile, c’est d’équilibrer les ponts et les platines. Quand la montre est entièrement remontée, certaines forces pèsent sur les ponts qui sont très fins. Il faut prendre les facteurs structurels en compte si on veut éviter que les composants se déforment. » Après son apprentissage, Moragon a acquis de l’expérience au sein de divers départements chez IWC. Dans le secteur de l’entretien, par exemple, il a rénové des mouvements vieux d’une centaine d’années. Après un passage rapide par le réglage de précision, il a été nommé responsable du département de l’assemblage final, où il est aujourd’hui chargé de l’installation des aiguilles, de l’emboîtage et de l’attachement du bracelet.

—Le squelettage des montres fait partie de la tradition des talentueux apprentis d’IWC Schaffhausen.

Markus Bühler, de son côté, était un apprenti plutôt inhabituel pour IWC. Fils d’un charpentier de Saint-Gall, il a tout d’abord suivi la voie tracée par son père avant que des problèmes de dos ne le contraignent à chercher une nouvelle vocation. Il a fini par déposer un dossier d’apprenti horloger chez IWC Schaffhausen à l’âge relativement tardif de 28 ans. Malgré tout, les responsables des ressources humaines ont été impressionnés par son talent et l’ont accepté. Bühler est lui aussi resté chez Schaffhausen par la suite. Son premier travail a été la fabrication de prototypes dans le secteur du développement, ce qui lui a donné l’occasion de briller par son inventivité et son ingéniosité. Il a ensuite été formé en tant que technicien sur machine-outil.

Aujourd’hui, Bühler dirige le département Industrialisation d’IWC. « Quand nous développons une nouvelle montre, nous donnons aux designers notre avis sur la faisabilité du projet avant même qu’ils commencent les ébauches, » explique Bühler. Ce qu’il préfère, c’est définir et optimiser les processus d’assemblage, ou faire passer les nouveaux modèles à la production en série. Il adore relever les défis, ce qui s’est bien vu dans son projet de fin d’études : il a transformé un mouvement de montre de poche avec calendrier et phases de lune en un mouvement à tourbillon, un travail qui lui a pris plus de 400 heures. Parce qu’il ne trouvait pas le bon boîtier, il a décidé de fabriquer le sien. C’était un boîtier de chronomètre de marine à cardan en sapelli. « C’était l’idée la plus complexe que j’avais jamais eue et celle qui nécessitait une charge de travail plus importante que tout ce que j’avais fait jusqu’alors, » se souvient-il en souriant.

Les apprentis de Schaffhausen continuent à se faire un nom. Par exemple, Mario Dunst a créé un ingénieux automate en forme de petit bateau à l’aide d’un mouvement de calibre 6497. Parmi les 83 projets présentés cette année au concours Cartier, il a remporté une très impressionnante seconde place.

—un boîtier de chronomètre de marine à cardan en sapelli.
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