Les nouvelles Portofino 37 mm : les impressions d’un collectionneur

Depuis plus de 25 ans que je collectionne les montres, j’en ai eu plusieurs en ma possession et j’en ai admiré plus encore. Pourtant, il semble que je revienne toujours aux classiques. À mon sens, les meilleures montres doivent avoir un style indéniable. Le style classique perdure et finit toujours par triompher.

 

J’ai eu des montres dont les mouvements présentaient un niveau de finition exquis, jusqu’au polissage parfait d’absolument chaque angle de chaque pont. J’ai eu des montres comportant des complications de conception complexe pour des fonctions plus destinées à mettre en lumière la maîtrise de l’horloger qu’à apporter une vraie utilité. Il n’y a rien de pire que ce type de montres. Elles sont ars gratia artis : l’art pour l’art.

 

Ces montres n’ont pas vraiment de sens si elles ne véhiculent pas un style raffiné. Avant tout, une montre doit être séduisante. Elle doit attirer le regard par sa grâce, son charme, son équilibre et ses proportions. 

Certes, je ne vais probablement pas appuyer sur tel bouton de complication ou admirer tel pont chaque jour, mais je vais certainement regarder l’heure. Je porte donc mon regard sur le cadran et le boîtier de ma montre à de nombreuses reprises au cours de la journée. Si je vois quelque chose de peu attrayant, l’effet est raté dans son ensemble.

 

Une montre doit être belle, car le temps, comme chacun sait, est précieux. Nos vies sont régies chaque jour par le temps qui passe inexorablement. C’est peut-être pour ces mêmes raisons que le temps, notion unique et fugace, est souvent révélé par des montres réalisées à l’aide de métaux précieux. Il faut que nos montres soient précieuses. Ainsi, elles doivent exhaler la beauté artistique.

 

Toutefois, la réalisation d’une belle montre requiert bien plus que la simple utilisation de métal précieux, la présentation d’un joli cadran ou l’insertion de quelque gemme sur le boîtier ou le cadran. Il est d’ailleurs facile de ne trouver aucune grâce, la beauté étant une notion subjective. Pourtant, lorsqu’une montre est indéniablement belle, quels que soient nos critères, elle fait l’unanimité.  

—Portofino Automatic 37, référence IW458104
—Portofino Automatic Phase de Lune 37, référence IW459010

S’il y a des montres à la beauté indéniable, ce sont bien les nouveaux modèles Portofino de taille moyenne d’IWC. Quels que soient les critères, elles pourraient bien compter parmi les montres les plus séduisantes et les plus élégantes jamais produites par la manufacture IWC. Elles réunissent tout ce qui importe réellement en matière de garde-temps, et ce, avec allure. Claires et raffinées, ces nouvelles Portofino témoignent d’une élégance impeccable. La séduction opère, sous tous les angles.

 

Ces modèles Portofino de taille moyenne adoptent l’intelligence d’un design tellement direct et dépouillé qu’ils semblent désarmants de simplicité. C’est un peu comme quelqu’un qui clamerait à la vue d’un tableau abstrait : « J’aurais pu faire la même chose ! » La réplique à cela a toujours été « mais vous ne l’avez pas fait ». Et ici, de la même façon, nous avons un design moderne habilement associé à des éléments classiques pour produire un résultat spécifique. Parce que le design est épuré et droit, il parle à tout le monde. Quelque chose de beau et d’éblouissant à la fois. Quelque chose d’unique par sa simplicité et son glamour.

 

Commençons par la taille. La taille est plus qu’une question de tant de millimètres, parce qu’elle crée une dimension et une présence caractéristique. Ici, les Portofino de taille moyenne font 37 mm et 40 mm de largeur. Il y a quelques années, ces dimensions n’auraient pas été considérées comme moyennes : les modèles Portofino faisaient typiquement 34 mm dans les années 1990. Et lorsque les montres ont ensuite été mises sur le marché avec des boîtiers de 42 mm, elles ont été considérées comme énormes. Mais aujourd’hui, 37 mm et même 40 mm sont devenus la nouvelle norme. Les changements de culture et style répondent lentement aux goûts sous-jacents et peuvent se produire sans faire grand bruit. Dans ce cas, l’évolution de la taille génère une amélioration importante.

« La spire perfectionnée de la coquille enveloppée, Ornant tous ses chemins secrets, Avec la délicate voie nacrée, Les scellés des cieux ont cédé... »

À mon sens, ces tailles, 37 et 40 mm, sont idéales pour ces montres. Une montre doit être assez grande pour faciliter la lecture de l’heure. Cela est réussi. Pourtant ces dimensions transcendent l’aspect utilitaire et prêtent à ces montres une belle présence. Elles se remarquent et se laissent admirer. En outre, dans ces tailles, la clarté du cadran permet de mettre l’accent sur le design.

 

D’abord vous remarquez le boîtier, puis le cadran. Parmi les nouveaux modèles, nombreux sont ceux qui arborent le sertissage de diamants sur la lunette, qui entoure ainsi le garde-temps d’un halo lumineux. En fonction du modèle, chaque montre compte 66 ou 72 diamants, chacun faisant environ 1,4 mm de diamètre, qui rehaussent le cadran de leur élégance discrète mais scintillante. Ces pierres sélectionnées à la main sont toutes de très grande qualité : taille brillant, pureté VVS et couleur F-G. Pour ces montres ornées de diamants à la fois sur le cadran et la lunette, le poids total atteint près d’un carat.

 

Ces diamants sont aussi discrets et classiques que les lignes de la montre elle-même. Les cadrans sont eux aussi en harmonie avec la finesse du design par le chatoiement subtil de l’argent, l’ardoise (avec une finition métallique spéciale) ou même de la nacre. Il y a du glamour, de la romance, et même un certain sens du mystère en eux. Avec le cadran en nacre, difficile de ne pas rappeler ce que William Butler Yeats a écrit :

Même avec le glamour et le pouvoir de séduction des diamants, associés à la romance discrète de ces cadrans, une montre peut encore être un échec si l’ensemble du design n’est pas à la hauteur de tant de splendeurs. Ici, les nouveaux modèles Portofino révèlent une élégance tout en retenue avec leurs boîtiers ronds classiques, de fines lunettes et des attaches droites, mais aussi avec leurs simples index placés toutes les cinq minutes, les chiffres romains étroits à 6 et 12 heures et leurs aiguilles feuilles. On peut alors parler de beauté classique. C’est la subtilité, la simplicité, avec une élégance proportionnée.

 

IWC aussi adopte cette pureté et ajoute, sur deux modèles, des complications, bien que le mot soit quelque peu inopportun. Ils ne sont pas compliqués au sens d’encombrer le cadran ou de rendre la montre kitsch. Au contraire, tous deux enrichissent la romance que nous conte la montre. L’un révèle discrètement un deuxième fuseau horaire, tandis que l’autre affiche le cycle lunaire, conservant ainsi toute la symbolique romantique. Mais plus que cela, la gamme Portofino est née en 1984 avec un cycle lunaire. IWC se transcende donc pour franchir une nouvelle étape.

 

Souvent, les collectionneurs de montres se contentent d’accepter un design sans émettre de critique. Cela peut être une grave erreur. Une grande montre doit être avant tout une belle montre. La grâce et le charme ont des valeurs intrinsèques.

 

Les nouvelles Portofino de taille moyenne possèdent bien plus, aussi bien dans ce qu’elles évoquent, que dans ce qu’elles sont. Elles sont la quintessence de la discrétion et du glamour. Elles font montre de finesse, tout en inspirant une romance. Les nouvelles Portofino sont de l’art, dans sa définition la plus noble et au meilleur sens du terme. Elles seront toujours dans le style de l’époque et elles seront toujours un gage éprouvé de raffinement.

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